Le centre culturel coréen
Le Centre Culturel Coréen fondé en 1980 est une institution culturelle affiliée à l’Ambassade de la République de Corée. Il a pour mission de rendre la culture coréenne plus accessible au public français, tout en favorisant et en enrichissant les échanges artistiques entre la Corée et la France. C’est un carrefour de rencontres et de découvertes franco coréennes et un point d’information pour les visiteurs français souhaitant en savoir plus sur la Corée du Sud et sa culture. Il organise en partenariat avec des institutions françaises, une multitude d’événements culturels : expositions, concerts, projections cinématographiques, conférences…
Début de visite du centre culturel coréen par le RDC
Après plusieurs années à aimer la culture coréenne, je n’avais jamais visité le centre culturel coréen. C’est la première fois pour moi cette année. À l’occasion de l’exposition sur Jeju, j’ai découvert un lieu incroyable. Franchement, je regrette de ne pas être venue avant. J’aimerais vous le présenter pour que ceux qui comme moi ne le connaisse pas puisse se faire une idée.
L’espace Hanok
L’espace hanok (한옥), au rez-de-chaussée du Centre Culturel Coréen, c’est comme pousser la porte d’une maison coréenne d’autrefois. On y retrouve tout le charme du hanok : bois chaleureux, meubles traditionnels, objets du quotidien et petits détails qui racontent la vie d’autrefois. L’endroit respire la sérénité et l’harmonie avec la nature, pile dans l’esprit coréen. C’est un peu comme une bulle hors du temps, où tu peux voyager en Corée en plein cœur de Paris.





L’espace Hansik
L’espace Hansik (한식), c’est un peu la vitrine savoureuse de l’art de la table coréenne. On peut y voir la culture gastronomique coréenne : les tables traditionnelles, les plats emblématiques, tout ça présenté avec une esthétique qui te transporte direct en Corée. Le mobilier te plonge dans l’ambiance d’autrefois, et t’as l’impression que chaque objet raconte une histoire de repas colorés et parfumés.



L’espace Hangeul
L’espace Hangeul (한글), c’est le coin du Centre Culturel Coréen où l’alphabet coréen devient une star. Ici, on découvre comment ces jolies lettres ont été créées, pourquoi elles sont si logiques, et comment elles ont évolué depuis le XVe siècle. Panneaux, exemples d’écriture, calligraphies et supports interactifs te plongent dans l’univers du hangeul. C’est un peu comme ouvrir un livre d’histoire… mais en version visuelle et ludique. Résultat : tu repars avec l’envie d’écrire ton prénom en coréen sur tous tes carnets.



L’Espace black box zone
La Black Box Zone, c’est l’espace immersif pour plonger direct dans la culture coréenne. C’est le coin parfait pour voir des visuels contemporains et t’immerger dans la créativité digitale coréenne dans une ambiance mystérieuse et hyper immersive.
Jusqu’au 2 août, il y avait l’exposition : « Jeju 4.3 Archives – sur la vérité et la réconciliation»
Je ne connaissais pas du tout cette partie de l’histoire de Jeju. C’est grâce à l’exposition que j’ai pu la découvrir.

Aujourd’hui célèbre pour ses paysages volcaniques, ses champs de thé et sa culture unique, l’île de Jeju porte pourtant une cicatrice profonde. Entre avril 1948 et mai 1949, près de 30 000 civils ont perdu la vie lors d’une répression sanglante menée par le gouvernement sud-coréen. Longtemps étouffé, ce drame n’a été reconnu officiellement qu’en 2000.
Contexte géopolitique
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Corée se retrouve divisée : au nord, la zone sous contrôle soviétique ; au sud, celle sous influence américaine. En 1947, l’ONU appelle à des élections libres, mais le Nord refuse, empêchant leur tenue sur tout le territoire. Le Sud maintient néanmoins le scrutin, renforçant la fracture nationale.

À Jeju, la population, hostile à une division irréversible, voit dans ces élections la perte de l’unité coréenne. Le Parti des travailleurs sud-coréens, d’inspiration communiste, s’y oppose fermement. Les tensions éclatent dès 1947 avec des manifestations réprimées, des violences policières et des arrestations massives.
Le soulèvement du 3 avril 1948 : la tragédie
Le 3 avril 1948, alors que la police ouvre le feu sur des civils lors d’une cérémonie commémorative, des insurgés attaquent plusieurs postes de police. En quelques jours, des centres électoraux sont incendiés, des personnalités politiques visées et la révolte gagne l’île. La réponse de l’État est implacable : l’armée et des milices paramilitaires mènent une répression brutale. Villages incendiés, exécutions sommaires, disparitions forcées… la population est décimée.

Les archives du 4.3 : mémoire et résilience
Grâce aux habitants, aux chercheurs et aux associations, les témoignages et documents de cette période ont été sauvegardés. En avril 2025, ces archives rejoignent le Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO. L’exposition « jeju 4.3 Archives – sur la vérité et la réconciliation » révèle aujourd’hui ces précieuses traces, rappelant que la mémoire peut devenir un outil de paix.

Hyun Ki-young et Oncle Suni : la littérature comme témoin


Parmi les voix qui ont brisé le silence figure Hyun Ki-young, écrivain originaire de Jeju, né en 1941. Marqué par les récits de survivants, il consacre une partie de son œuvre à mettre en lumière cette tragédie. Son roman Oncle Suni, publié en 1979, est l’un des premiers à aborder frontalement le massacre du 4.3.
Résumé : Ce récit raconte la tragédie à travers les souvenirs d’une femme nommée Suni. Le narrateur revient sur l’île après des années d’absence et redécouvre, par le témoignage de Suni, la terreur vécue par les habitants : arrestations arbitraires, exécutions, violences militaires.
La salle d’attente pour l’auditorium

L’auditorium
L’auditorium du centre culturel coréen sert pour les séances de cinéma, les conférences, les ateliers de danse traditionnelle…
En ce moment et jusqu’au 6 septembre, est présentée, l’installation immersive de vidéo mapping « Topologie de l’Eau : Roches, Plantes et Vent », réalisée en collaboration avec la Fondation Amorepacific, plonge le visiteur au cœur de Jeju.
Imaginée par l’artiste Moon Sohyun et le studio Sumu, cette création met en lumière l’âme de l’île : l’océan, les rafales, les pierres volcaniques et les champs de thé, intégrés dans une structure cubique animée par des projections. Images, sons et éléments naturels se mêlent pour offrir une expérience sensorielle, inspirée par l’harmonie profonde entre l’être humain et la nature qui l’entoure.

« Topologie de l’Eau : Roches, Plantes et Vent »
droits : centre culturel coréen
Suite de la visite par les étages du centre culturel coréen
Les salles d’exposition
En ce moment et jusqu’au 6 septembre, il y a l’exposition sur Jeju et les haenyeo.
Je vous invite à voir mon article à ce sujet en cliquant sur le lien suivant :
Les Haenyeo mises à l’honneur au centre culturel coréen
Espace dédié aux livres de HAN KANG (한강)

Dans le cadre de l’exposition « Jeju 4.3 Archives – Sur la vérité et la réconciliation », le centre culturel coréen met en avant l’autrice HAN KANG avec son livre « impossibles adieux »
Han Kang (한강), née en 1970 à Gwangju, est une figure majeure de la littérature sud-coréenne. Révélée à l’international par La Végétarienne, lauréat du Man Booker International Prize en 2016, elle est saluée pour la force poétique et la sensibilité de son écriture. En 2023, elle reçoit en France le prix Médicis étranger et le prix Emile Guimet en 2024 pour Impossibles Adieux. Le 10 octobre 2024, elle entre dans l’Histoire en devenant la première autrice coréenne à décrocher le prix Nobel de littérature.

Un matin de décembre, Gyeongha reçoit un message de son amie Inseon, tout juste transférée d’urgence à l’hôpital de Séoul. Gravement blessée à la main, elle lui demande de se rendre chez elle, sur l’île de Jeju, pour nourrir son perroquet blanc qu’elle a laissé derrière elle. Le soir même, une violente tempête de neige s’abat sur l’île. Et là-bas, compilée de manière minutieuse, c’est l’histoire de la famille d’Inseon qui attend Gyeongha : des archives réunies par centaines documentent l’un des pires massacres que la Corée ait connu, trente mille civils assassinés entre novembre 1948 et début 1949.
Comme un long songe d’hiver, « Impossibles adieux » fait éclater au grand jour une mémoire traumatique enfouie depuis des décennies.
Institut du Roi Sejong

L’Institut du Roi Sejong, installé au sein du centre culturel coréen, est un espace dédié à la promotion de la langue et de la culture coréennes. Il a pour mission principale d’enseigner le coréen à un public francophone, grâce à des cours adaptés à tous les niveaux, du débutant au confirmé. Au-delà des leçons, l’institut organise des ateliers culturels variés : calligraphie, cuisine, musique traditionnelle, K-beauty ou encore K-pop. Il propose également des ressources pédagogiques, des événements thématiques et des rencontres pour favoriser les échanges interculturels. Véritable passerelle entre la Corée et la France, l’Institut du Roi Sejong invite chacun à découvrir la richesse et la diversité du patrimoine coréen dans un cadre convivial et accessible.
La salle de lecture
En ce moment et jusqu’au 6 septembre, il y a l’exposition « Jeju Olle » : la randonnée sur le l’île de Jeju
Jeju Olle désigne un réseau de sentiers de randonnée qui parcourt l’île de Jeju, en Corée du Sud, sur 437 kilomètres. Ces chemins serpentent entre littoral, champs de lave, collines volcaniques et villages traditionnels, offrant des panoramas variés et spectaculaires. Créé pour encourager un tourisme respectueux, la randonnée est découpée en 27 parcours accessibles à tous, avec une signalisation claire. Le mot olle désigne en dialecte de Jeju le petit chemin qui relie une maison à la rue, reflétant l’esprit d’accueil de l’île. Entre nature préservée et culture locale, Jeju Olle est une invitation à marcher au rythme du vent et de la mer.




La webtoon zone

La bibliothèque
La bibliothèque du centre culturel coréen possède près de 20 000 ouvrages dont environ 15 000 en coréen, 1 500 en français et 1 500 en anglais. Il y a aussi des albums K-pop et des DVD K-drama.




Vous pouvez consulter les livres sur place. La bibliothèque est ouverte du Mercredi au Samedi de 14h à 18h. Si vous souhaitez emprunter les livres, il vous faut une carte de lecteur que vous pouvez obtenir directement sur place avec votre pièce d’identité.
L’espace cuisine
La cuisine du centre culturel coréen où des cours de cuisine permettent au public de s’immerger dans la culture traditionnelle coréenne.

Centre culturel Coréen 20 rue de la Boétie 75008 Paris
site internet : coree-culture.org
Connais tu le centre culturel coréen? As-tu envie d’aller le visiter?
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2 commentaires
Catherine Risal
Merci énormément de m’avoir permis de connaître ce centre culturel de la Corée du Sud Je ne connaissais pas. Étant à la retraite et ayant très envie de connaître ce beau pays, je vais pouvoir m’y rendre et profiter. Je suis très intéressée par les cours de cuisine.
Merci beaucoup de ce partage
Cathy
Merci beaucoup pour votre commentaire. Je vous invite à me suivre sur mes réseaux sociaux facebook, instagram et tiktok car j’y annonce tous les évènements coréens, les ateliers coréens comme les cours de cuisine par exemple. Pour les cours de cuisine semestriels qui ont lieu au centre culturel, les inscriptions ouvrent fin août. n’hésitez pas à lire mes autres articles et me dire ce que vous en pensez. bonne journée.